Cérémonie dans le cloître

 

CARÊME

Carême, temps de pénitence où nous nous reconnaissons pécheurs, mais aussi temps d’espérance, tout orienté vers la fête de Pâques où le Christ-Dieu prend sur lui notre péché et détruit la mort qui en découle.


HYMNE

Dans cette hymne que nous chantons chaque dimanche de carême, à vêpres, les 5 versets rappellent les 5 grands évangiles de Carême : Tentation du Christ, sa transfiguration, la Samaritaine, l’aveugle-né, la résurrection de Lazare. Ils y sont actualisés et intériorisés, appliqués à chacun de nous.
 

TEXTE - D. RIMAUD © CNPL
 

En quel pays de solitude,

quarante jours, quarante nuits,

irez-vous poussés par l’Esprit ?

Qu’il vous éprouve et vous dénude !

Voyez : les temps sont accomplis,

et Dieu vous convoque à l’oubli

de ce qui fut vos servitudes.

 

Sur quels sommets d’incandescence

entendrez-vous le Bien-Aimé

vous parlant depuis la nuée ?

Qu’il vous prépare à ses  souffrances !

Suivez Jésus transfiguré :

demain il sera crucifié

en signature d’alliance.

 

Ne forez plus vos puits d’eau morte :

vous savez bien le don de Dieu

et quelle est sa grâce et son jeu :

Il vous immerge et vous rénove !

La vie d’élève peu à peu,

les champs sont dorés sous vos yeux ;

embauchez-vous où Dieu moissonne !

 

Pourquoi rester sur vos ornières,

baissant vos fronts d’aveugles-nés ?

Vous avez été baptisés !

L’amour de Dieu fait tout renaître.

Croyez Jésus : c’est l’envoyé !

Vos corps à son corps sont branchés :

prenez à lui d’être lumière.

 

Déjà vos tombes se descellent

sous la poussée du Dieu vivant.

Regardez : Jésus y descend !

Appelez-le : il vous appelle.

Venez dehors ! C’est maintenant

le jour où la chair et le sang

sont travaillés de vie nouvelle.

 

PSAUME 90 
 

Le psaume 90 dont plusieurs versets figurent dans le récit de la tentation de Jésus (Mt 4, 4.6) est un psaume de confiance : sous la protection de Dieu, nous n’avons rien à craindre.

   Qui habite au secret du Très-Haut

   passe la nuit à l'ombre de Shaddaï,

  2 disant à Seigneur:

   ‘Mon abri, ma forteresse,

   mon Dieu sur qui je compte!’

  3 C'est lui qui t'arrache au filet

   de l'oiseleur qui s'affaire à détruire;

  4 il te couvre de ses ailes,

   tu as sous son pennage un abri.

   Armure et bouclier, sa vérité.

  5 Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,

   ni la flèche qui vole de jour,

  6 ni la peste qui marche en la ténèbre,

   ni le fléau qui dévaste à midi.

  7 Qu'il en tombe mille à tes côtés

   et dix mille à ta droite,

   toi, tu restes hors d'atteinte.

  8 Il suffit que tes yeux regardent,

   tu verras le salaire des impies,

  9 toi qui dis: Seigneur mon abri!

   et qui fais du Très-Haut ton refuge.

  10 Le malheur ne peut fondre sur toi,

   ni la plaie approcher de ta tente:

  11 il a pour toi donné ordre à ses anges

   de te garder en toutes tes voies.

  12 Sur leurs mains ils te porteront

   pour qu'à la pierre ton pied ne heurte;

  13 sur le fauve et la vipère tu marcheras,

 tu fouleras le lionceau et le dragon.

  14 Puisqu'il s'attache à moi, je l'affranchis,

   je l'exalte puisqu'il connaît mon nom.

  15 Il m'appelle et je lui réponds:

   "Je suis près de lui dans la détresse,

   je le délivre et je le glorifie,

  16 de longs jours je veux le rassasier

   et je ferai qu'il voie mon salut.

LECTURE

Phil. 2, 12-16.

Ainsi donc, mes bien-aimés, avec cette obéissance dont vous avez toujours fait preuve, et qui doit paraître, non seulement quand je suis là, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, travaillez avec crainte et tremblement à accomplir votre salut:  13 aussi bien, Dieu est là qui opère en vous à la fois le vouloir et l'opération même, au profit de ses bienveillants desseins.

14 Agissez en tout sans murmures ni contestations,  15 afin de vous rendre irréprochables et purs, enfants de Dieu sans tache au sein d'une génération dévoyée et pervertie, d'un monde où vous brillez comme des foyers de lumière,  16 en lui présentant la Parole de vie. Vous me préparez ainsi un sujet de fierté pour le Jour du Christ, car ma course et ma peine n'auront pas été vaines.

PRIÈRE © CFC


Dieu, ami des hommes,

par l’anéantissement et la glorification de ton Fils,

tu as voulu nous faire passer des ténèbres à ton admirable Lumière.

Mets en nous les sentiments mêmes du Christ Jésus ;

nous porterons alors les fardeaux les uns des autres

pour marcher vers toi, qui vis pour les siècles.


Antienne à la Vierge © Chevetogne


Ne me pleure pas ô Mère,

bien que tu aies vu gisant dans le tombeau

le Fils que tu avais conçu de merveilleuse façon.

Car je ressusciterai et serai glorifié,

et dans ma gloire divine

j’exalterai pour l’éternité

les fidèles qui t’aiment et chantent ta gloire.

Illustration : Vierge en provenance de Cîteaux (14ème siècle)

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