Béatrice de Nazareth

Béatrice entra très jeune chez les cisterciennes de Bloemendael en Belgique. Puis elle passa avec ses deux soeurs à Maagdendael, près d'Oplinter, avant d'arriver à Nazareth, près de Lierre, où elle devint prieure. Elle y mourut en 1268.

Très tôt, elle mit par écrit ses expériences spirituelles, et rédigea de petits traités sur des sujets d'ascétique et de mystique. Ils formeront son "Autobiographie". On a retrouvé l'un de ses traités sur les "Sept degrés de l'amour".

1. Premier degré : L'âme se purifie et retrouve sa liberté et noblesse spirituelle, à l'image de Dieu, telle qu'elle fut créée.
2. Deuxième degré : L'âme veut servir l’amour sans désir de récompense, dans la seule joie de servir Dieu.
3. Troisième degré : Ce désir de faire toujours plus devient une torture. L'âme cherche à agir dans la mesure de l'amour infini, ce qui est impossible, d'où cette « torture » spirituelle.
4. Quatrième degré : Dieu délivre de cette torture, dans la joie de l'amour mystique infus. L'âme vaincue par l'amour fait une première expérience passive de Dieu.
5. Cinquième degré : Cette première joie est interrompue de par la faiblesse du corps et d'autres éléments extrinsèques à la vie intérieure.
6. Sixième degré : L'amour divin triomphant se rend maître de l'âme. Travail et repos dans la paix. L'amour est en elle : l'âme ne craint plus rien ni personne.
7. Septième degré : Passage de l'âme dans l'amour éternel. Désir d'être délivré du corps de chair et d'être toujours avec l'amour, car l'âme ne peut plus aimer que Dieu.
Cet hymne à l'amour se termine sur les resplendissantes perspectives de l’éternelle béatitude.

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