avril 2013

D’abord une bonne nouvelle : Christ est ressuscité.
Il est apparu à Simon.
Ce n’est pas un poisson d’avril.

Le 2 avril, visite de Mgr. Minnerath, Archevêque de Dijon.
Membre depuis 20 ans de l’Académie Pontificale des Sciences Morales et Politiques, il s’apprête à partir pour Chicago participer à un congrès à l’occasion du 50e anniversaire de Pacem in terris.
Ceci l’amène à nous parler du changement de climat religieux depuis cette époque. Avec l’encyclique susdite, suivie plus tard par “Gaudium et Spes”, régnait en effet un climat d’optimisme, avec la diffusion de la culture des droits de l’homme, devenue effectivement droit des citoyens pour de nombreux états, du jour où ces états ont signé la déclaration.
Mais aujourd’hui, est-elle respectée?
Le message chrétien n’est plus connu, ou bien il est ouvertement combattu en maints endroits, et les chrétiens persécutés.

Du 9 au 20, la visite régulière est annoncée (événement qui a lieu tous les deux ans). Le Père Général Dom Emon arrivera le 9 accompagné de son secrétaire le Frère Thomas de la Trappe et de Mère Benédict abesse d’Arnhem (nouveau lieu de Berkel) au Pays-Bas.

7 avril
On nous annonce le décès de la maman de Frère Jean-François (ermite en Ardèche). Les obsèques ont lieu à Poitiers le 10 avril.

8 avril
Visite régulière par Dom Eamon, (abbé général de l’OCSO), accompagné de mère Bénédicte, abbesse des moniales cisterciennes de Arnhem (anciennement Berkel) en Hollande et de frère Thomas (moine de la Trappe) son secrétaire.

15 avril
D. Eamon part pour notre fondation en Norvège, la visite régulière concernant conjointement Cîteaux et sa fondation. Il revient en fin de semaine avec P. Joël (prieur de Munkeby) qui passera quelques jours à Cîteaux. La visite régulière se clôt le 21 avril.

Frère Jean-Claude part au Carmel de Marienthal (Bas-Rhin) prêcher la retraite.

Du 18 au 23 avril

Nous avons une session sur Nicolas Cabasilas, animée par Mme Marie-Hélène Congourdeau, chercheur en histoire byzantine au CNRS.

Nicolas Cabasilas, écrivain spirituel du XIVe siècle, originaire de Thessalonique, peu connu mais qui mérite de l’être, a tenu dans l’histoire du XIVe siècle qui connaît le déclin de l’empire romain, une place que les historiens ne lui ont pas toujours reconnu. Impliqué dans les débats politiques et théologiques de son temps. Commentateur de la liturgie, spécialement des sacrements - conseiller des empereurs - et, chose rare, quoique laïc, canonisé par son Église (Orthodoxe). Tout un chacun pourra trouver sur Internet moult précisions sur ce personnage singulier qui a failli être moine puisqu’il fit un séjour à l’Athos.

Du 22 au 26 avril
Pour le 9e centenaire de l’entrée de Bernard à Cîteaux, l’association ARCCIS a proposé une session sur saint Bernard du 22 au 26 avril à l’abbaye de Cîteaux. Cette session a réuni 35 participants venus de différents monastères de la famille cistercienne. Le temps de cette session a été réparti harmonieusement entre exposés et visites. La toute première intervention de Jacques Berlioz, chercheur du CNRS, a situé Bernard de Clairvaux dans son siècle dans les recueils cisterciens des récits exemplaires et aussi, dans ce que le conférencier appelle sa légende noire, récits satiriques qui dénigrent l’exemplarité de sa vie. Frère Bernard-Joseph Samain, de l’abbaye d’Orval, a mis en résonance quant à lui, Bernard avec des poètes contemporains, sous l’angle du chant et de la célébration, montrant une similitude d’attitude du poète et du moine : vivre en poésie et vivre en liturgie recherchent la même intensité d’une présence. Enfin, frère Raffaële Fassetta, de l’abbaye de Tamié, a mis en lumière la christologie de Bernard dans les Sermons sur le Cantique des Cantiques. Le "beau Christ" de Bernard est comme celui d’un tympan roman qui attire par son mystère de beauté et d’amour.

Réflexion mais aussi pèlerinage à la maison natale de Bernard à Fontaine les Dijon, visite du CERCCIS, de l’exposition sur la jeunesse de Bernard et du parcours sur le site historique que beaucoup de moines et de moniales ne connaissaient pas ; ces journées ont été une célébration heureuse pour la famille cistercienne.

28 avril
Le Père Michel de Gigord (prêtre du diocèse) donne une conférence sur le dialogue inter-religieux ; il en montre les difficultés car ce dialogue n'est pas nécessairement souhaité par les autres religions. Mais pour nous Chrétiens, la question "faut-il établir un dialogue ?" ne se pose même pas, c'est un devoir.
Au cours de sa conférence, le Père de Gigord fait état d'une islamophobie qui se développe en France, mais aussi d'une Christianophobie qui peut être méchante.

 31 avril
On nous annonce que la communauté de Grandselve (Afrique) est dissoute.