été 2016

 

N’est-il pas frappant, lorsqu’on lit les informations, de voir que décidément, beaucoup de choses vont mal ? De tous côtés, ce ne sont que guerres, catastrophes, conflits entre pays, entre personnes, violences déchaînées… Et en même temps, une course insatiable au plaisir, à l’argent, au sexe. Devant tant de problèmes, faut-il se résigner à être passifs, désarmés, en espérant bien que nous-mêmes allons échapper aux difficultés ? Ce n’est pas notre point de vue. Nous sommes bien décidés à être vainqueurs du mal par le bien. Mais comment ? Nous ne sommes ni des responsables politiques, ni des chefs d’armées, ni ceci, ni cela. Alors comment faire ? En étant dans notre plus quotidien des artisans de paix. En mettant en œuvre la réconciliation et le pardon mutuel. C’est ainsi que, tous les mois, toute la communauté des moines se réunit pour s’écouter les uns les autres. Ce n’est pas une réunion de discussion, mais une réunion d’écoute mutuelle. Chacun peut s’exprimer pour remercier tel ou tel, pour demander pardon, pour mettre en question la conduite d’un autre. Ceci, dans un climat de respect et d’écoute bienveillante les uns des autres. L’attitude du cœur est l’ouverture aux autres et l’accueil. Et nous pensons bien qu’une telle démarche de réconciliation et d’entraide mutuelle est un ferment de paix pour le monde entier. Comme le levain jeté dans la pâte et qui la fait gonfler. N’est-ce pas là une manière de soulever le monde et de pratiquer la miséricorde ? Et la réconciliation que je vais pratiquer dans ma vie quotidienne ne permettra-t-elle pas à des peuples ennemis de se réconcilier, à des responsables politiques de dialoguer et d’acheminer le monde sur des voies de paix ?

 

automne-hiver 2016

Mais qu’est-ce qu’ils font les moines ? 
Ils prient, ils lisent, ils travaillent et puis ils dorment. Et entre temps ? 
Ils ont des rencontres fraternelles ; ils accueillent les visiteurs d’un jour ; ils renseignent les touristes d’une heure ; ils accompagnent les retraitants durant une semaine… 
Ils ont des temps de formations. Ils participent à des projets éducatifs, un moine est au conseil municipal de Saint-Nicolas-les-Cîteaux. Ils accueillent des futurs candidats à la vie monastique. Des religieux d’autres monastères peuvent se ressourcer chez eux. Quand un SDF frappe à leur porte, ils pratiquent l’hospitalité.

Des exemples ?

Le 7 octobre, bénédictins et cisterciens se rencontrent à l’invitation du Pape François. Les moines de Flavigny et de Cîteaux se retrouvent au Carmel du Petit Roi de Gloire de Beaune, pour célébrer avec leur évêque, le jubilé de la miséricorde. La célébration fut suivie d’un heureux et joyeux temps convivial.

Vœux de stabilité et voyage aux extrémités de la terre ?

On dit qu’un abbé est en moyenne absent de son monastère trois mois de l’année. Cîteaux ne fait pas exception à cette règle. Ainsi depuis le printemps, dom Olivier a voyagé au Maroc, au Cameroun, en Irlande, en Norvège. Aujourd’hui il est à Paris, demain à Rome. Et après demain ? Ces voyages du père abbé ne sont pas du tourisme, son Conseil ne les autorise qu’en vue de l’intérêt communautaire et de l’Ordre.

« Les pensées au ciel, les mains dans la terre »

C’est le titre du mémoire de Marie Antoni, paysagiste, que nous avons accompagnée dans son travail de fin d’études. Elle a brillamment réussi la soutenance de son mémoire sur la valorisation de la plaine de Cîteaux. Ses idées nouvelles ont enthousiasmé le jury et son auditoire. Nous ferons bon accueil à la publication de son mémoire.

Hospitalité inter-monastique

Beaucoup de passage en communauté cet été. Nous avons accueilli des frères et sœurs d’autres ordres religieux. Nous avons pu leur offrir : repos, partage, prière, rencontre… Riche expérience de partage fraternel.

« Ouvrez les portes de vos monastères »

Nous répondons à cette invitation lancée par le pape François, en accueillant modestement pendant la période hivernale quelques familles de réfugiés de tous pays. Nous mettons à leur disposition un bâtiment où ils transitent pendant un temps plus ou moins long.

Les Aventuriers de la Lectio Divina

A Cîteaux, les Aventuriers du Bonheur poursuivent leur route : ils deviennent les Aventuriers de la Lectio Divina. Ils ont pris goût à lire de manière priante la Parole de Dieu avec deux frères, une fois par trimestre. La lire, la goûter, la laisser retentir dans leurs cœurs et devenir ainsi des Aventuriers de la Bonne Nouvelle.

« Même si la Porte sainte se ferme, la vraie porte de la miséricorde reste pour nous toujours grande ouverte, le Cœur du Christ ». Pape François, 20 novembre 2016.