devenir moine…

 

C'est à toi maintenant que mon discours s'adresse,
qui que tu sois qui renonce à tes volontés propres et prends les armes très puissantes et glorieuses de l’obéissance, afin de militer pour le Seigneur Christ, le vrai Roi.

Prologue à la Règle de saint Benoît

Comme la naissance d’un amour, la perception de l’appel prend des formes très variées : coup de foudre ou tranquille cheminement, élan de la jeunesse ou choix de la maturité… tout est possible mais une seule chose compte : qu’il cherche vraiment Dieu.
Peut-être que ce Dieu est encore flou, voire presque inconnu : il ne faut pas attendre de le connaître avant de le chercher.

Plusieurs étapes marquent le parcours de la probation.
Il y a d’abord le temps où on ne se pose pas de question… Dieu est peut-être un étranger, et les monastères, les témoins d’un monde passé. Et avant d’être moines, nous avons tous été “non-moines” plus ou moins étrangers au phénomène monastique. C’est alors que peut naître la question… qui que tu sois… pourquoi pas moi ?

Vient donc un long processus de discernement pour la personne concernée et pour la communauté vers laquelle il se tourne : ce qui est ressenti par l’un est mis à l’épreuve de la réalité, et dans l’épreuve de cette réalité, la communauté peut reconnaître la vérité de cet appel. Ce processus de discernement est marqué par plusieurs étapes, chaque étape est franchie d’un commun accord entre le candidat et la communauté. Leur déroulement exact est donc différent pour chaque personne. Il suit pourtant de grandes lignes communes.

Le regardant fréquente la communauté, au cours de retraites à l’hôtellerie, il prend contact avec le maître des novices et lui ouvre ses questions. Il peut éventuellement partager de l’intérieur la vie de la communauté pour mieux la connaître. Nous demandons systématiquement au regardant de repartir dans son lieu de vie « normal » avant de poursuivre.

Le postulant entre dans la perspective de rester. Les premiers mois ne sont pas différents des stages qu’il a passés auparavant, mais ce changement de perspective (ne serait-ce pas pour toujours ?) modifie profondément leur signification. Avant de rentrer, le postulant doit se rendre libre vis-à-vis de sa famille et de son travail.

Après plusieurs mois, le postulant peut demander à commencer un noviciat. Il reçoit alors l’habit de l’ordre et on lui donne le nom de frère. Il reçoit une formation spirituelle, et quelques cours intéressant directement la vie monastique. Il est peu à peu formé aux activités de la maison.
On commence à lui confier des services, sans toutefois lui imposer de responsabilités : il reste libre de partir du jour au lendemain. Pendant toute cette période, le maître des novices veille sur lui.

Après deux ans de noviciat, le frère peut demander au père abbé à être admis aux vœux temporaires. Si le père abbé le juge opportun, il présente sa demande à la communauté. Les frères ont vu le jeune vivre. Ils sont donc à même de discerner son aptitude à vivre selon les usages monastiques. Ils expriment leur discernement par un vote : il s’agit d’un engagement réciproque. C’est un engagement complet mais dont la durée est définie, en général pour trois ans. Pendant cette période, le frère s’intègre dans la communauté, il étudie de manière plus approfondie les éléments de théologie qui lui permettront de fortifier sa foi. Il quitte alors la direction du maître des novices et reçoit un père spirituel en communauté.

 

Le don pourrait-il être temporaire ?

Après un minimum de trois ans, "après avoir pris conscience de la gravité de l’acte qu’il s’apprête à poser", le frère peut demander au père abbé à être admis à la profession solennelle. Comme pour la profession simple, lorsque celui-ci le juge opportun, il présente cette demande à la communauté, qui discerne et exprime son consentement par un vote. Le frère s’engage alors, au milieu de ses frères et devant toute l’Église. 

 

“Accueille-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai,
ne déçois pas mon attente !”

(Ps 118, verset traditionnellement chanté à l’occasion de la profession solennelle)

 

vous souhaitez découvrir
la vie monastique ?

Nous vous proposons une retraite pour les jeunes de 18 à 35 ans, baptisée “les aventuriers du bonheur”. Les retraites se passent à l’hôtellerie du monastère, pendant six jours durant lesquels il vous est proposé une expérience partagée de découvertes : 

• découverte de la prière liturgique, de la prière silencieuse et de la relation personnelle avec le Christ avec une communauté de priants

• initiation à la ‘Lectio Divina’ où la lecture de la Parole de Dieu devient nourriture pour la foi 

• expérience de travail manuel comme source d’équilibre : détente et lieu de prière

• vie fraternelle "communautaire" et cependant vie personnelle et intériorisée.

Plus d'informations…

 

Visitez également le site “vie-monastique.com”, vous y trouverez des témoignages, des questions-réponses de nos frères