septembre 2012

Début septembre, nous avons la visite de frère Jean-Baptiste qui vient du Cameroun passer quelques jours à Cîteaux.
Il nous parle et nous montre aussi des images de sa fondation Communauté-Église qu’il a fait construire dans le diocèse d'Obala.
L’église se nomme Notre-Dame de l’Assomption. Le lieu se  nomme Nkole Ngone dont la signification est plus terre à terre : La colline aux courges. L’endroit est encore plus ou moins habité par les serpents.
Il s’agit en fait des courges dont sont faites les callebasses ; le mot Ngone (courge) est devenu d’ailleurs un prénom très courant (féminin).
Un bon groupe de jeunes pratiquent en ce lieu une sérieuse vie de prière. Puis nous avons une conférence donnée la semaine suivante par quatre messieurs ayant des compétences diverses, dont certains sont architectes, et qui nous présentent un projet de "Jardin mystique" qui pourrait être aménagé sur la trajectoire de l’actuel circuit de visite guidée. Partant d’une idée assez simple, le projet a pris les proportions d’un enclos de 7 compartiments, entouré d’un mur de 3,50 m, et à l’intérieur duquel le visiteur pourra prendre ou reprendre contact avec les éléments de la nature : les parfums, le vent, l’eau. Le tout serait bâti le long de la Cent Fons mais derrière le vieux moulin, dans un pré. La chose est à débattre en communauté.Courant septembre aussi, notre Père Abbé s’envole pour les antipodes… ou presque : l’Indonésie, où nous avons trois monastères cisterciens : Rawaseneng, monastère de moines fondé par Tillbug en 1954 sur l’île de Java, Lamanabi, monastère de moines fondé en 1996 par Rawaseneng sur l’île de Florès ; et Gedono, monastère de moniales également sur l’île de Java, fondé en 1994 par Vitorchiano.
Père Abbé a été demandé en ce lieu pour y donner un enseignement sur la liturgie. Il ne garde que de bons souvenirs de cette communauté.

 

octobre 2012

Le Dimanche 14 octobre, l’Abbaye fête le jubilé de frère Frédéric qui a prononcé ses premiers vœux voici 50 ans en novembre 1962. L’essentiel de la célébration se situe au cours de l’Eucharistie lorsque, après l’Évangile, le jubilaire vient renouveler publiquement son engagement devant le Père Abbé, la Communauté, la famille et les amis venus nombreux en cette circonstance… Donc en principe pour une nouvelle tranche de 50 ans !
Du 16 au 20 octobre la Mère Hildegarde (supérieure de l’Abbaye de Mariastern en Autriche, appartenant à la branche de l'Ordre Cistercien) donne une session sur les pères cisterciens. Les sujets abordés sont : le travail – la pauvreté et la simplicité – les structures juridiques et l’unité des mœurs – la communion – l’amour – la joie.
Quelques jours plus tard, on voit arriver la famille de notre frère Hubert qui vient fêter les 70 ans de son entrée dans la vie religieuse. On ne sait pas si c’est pour une nouvelle tranche de 70 ans ?
L’Association ARCCIS (pour le Rayonnement de la Culture Cistercienne) à la suite de ses états généraux tenus à Cîteaux, offre à Père Placide un livre, édité par Bellefontaine, et intitulé Mélanges, en remerciement de sa longue collaboration active à ARCCIS.
Ce livre contient toutes sortes de documents sur les Abbayes, leur histoire, leur extension…

 

novembre 2012

Pour répondre au manque de prêtres, une Commission issue du Concile Vatican II, a créé, avec l’encouragement de Jean-Paul II, les séminaires Redemptoris Mater, destinés à former des auxiliaires pour les paroisses.
C’est un diacre venant de l’un de ces séminaires qui a été échu au diocèse de Dijon et plus précisément à la paroisse de Nuits-Saint-Georges. Il se nomme Antonio Amigo.
Nous avons invité le Père Frot, curé de Nuits-Saint-Georges, accompagné d’Antonio à venir nous parler. C’est un évènement. Car à une époque où fleurissent les ouvrages du genre « Un autre christianisme » (de Roger Lenaert chez Golias) ou bien "Faire bouger l’Église" (de Joseph Moingt S.J. chez DDB), on devine un malaise au sujet de l’Église actuelle.

La visite du Père Frot et d'Antoinio montre que non seulement le clergé et la hiérarchie ont  parfaitement conscience du problème, mais en outre ne restent pas oisifs. Ce tandem qui organise la vie chrétienne de Nuits-Saint-Georges semble fonctionner fort bien. Antonio Amigo met en œuvre ce qu’on nomme le « néo-catéchuménat » pour prendre par la main une partie de la société – en particulier les jeunes – qui ne comprend plus rien ni aux rites, ni aux discours actuels de l’Eglise ; formant  ainsi de « nouvelles communautés d’Evangile » pour reprendre l’expression même du Père Joseph MOINGT dans son livre, qui par ailleurs semble ignorer les séminaires « Redemptoris Mater ». Sans faire de morale, il leur fait savoir que Dieu les aime comme ils sont. Et il les remet sur les rails de la sainteté en reprenant à zéro de façon simple et claire les mystères du christianisme.
Il faut le faire savoir pour ne pas laisser se répandre l’idée que le Saint Esprit souffle n’importe où, sauf chez les responsables actuels de l’Eglise. Les mois de novembre et de décembre resteront marqués par le départ pour un monde meilleur de deux de nos anciens : frère Luc et frère Christian. Frère Luc avait dû laisser sa charge de secrétaire du P. abbé depuis plus d'un an.
Aux premières heures de ce 9 novembre 2012, le Seigneur a rappelé à lui notre frère. Né le 24 janvier 1924 à Gray (Hte Saône).il était issu d'une famille de commerçant (en tissus). Entré à Cîteaux le 25 novembre 1944 il avait fait sa profession temporaire le 24 juin 1948 et sa profession solennelle le 17 juillet 1951.
Outre la fonction de secrétaire, il s'illustra dans deux autres domaines tout à fait distincts : les vaches et les Pères de l'Eglise.

 

décembre 2012

Frère Christian est né le 6 mars 1922 à Nancy.
Le Seigneur est venu le chercher ce 2 décembre, premier dimanche de l'Avent, après un bref séjour aux urgences. Il avait eu un malaise sérieux deux jours auparavant. Les examens n'ayant rien dépisté de fâcheux, les médecins restaient cependant dubitatifs quant à l'évolution de son état.
Frère Christian se trouvait depuis six ans à l'infirmerie, affligé de la maladie d'Alzheimer.
Sa vie fut fort remplie. Très actif dans sa paroisse avant son entrée à Cîteaux, devenu instituteur, il est resté toute sa vie un guide pour les jeunes. A Cîteaux on ne le laissa pas chômer. Responsable du noviciat, il s'occupa ensuite de l'accueil des nombreux groupes de jeunes qui fréquentaient l'hôtellerie ; sans compter l'aide morale et spirituelle qu'il apporta à nombre de personnes en dehors du monastère. Ayant une bonne formation musicale et une bonne voix, il occupa aussi la fonction de “chantre” et à ce titre il mit en route avec succès le difficile passage du latin au français dans notre liturgie après le Concile.
Enfin, il fut deux fois de suite aumônier des cisterciennes d'Igny (Marne). C'est alors qu'on lui confiait la même fonction d'aumonier, mais cette fois à Echourgniac (Dordogne) que sa santé donna des inquiétudes.

Lancement du livre "Cîteaux : une forêt, un monastère"
La forêt nous a fait vivre pendant des siècles ; elle méritait cet ouvrage.
Initié par frère Michel, le livre a été réalisé en collaboration avec Frère Placide et Florence Zito (Maire de notre commune, Saint Nicolas). C'est un livre de 160 pages, illustré d'environ 110 clichés.

 Lancement du livre "Bernard : jeunesse et entrée à Cîteaux"
Ce petit livre illustré de 70 pages, coordonné par frère Placide et Frère Michel, a été réalisé par l'agence “les Pistoleros”. Il est paru aux éditions Guéniot. Les deux ouvrages sont en vente à la boutique du monastère et en librairie.

 La retraite annuelle
Le Prédicateur ayant fait faux bond, notre P. abbé a eu la bonne idée de confier les “instructions” aux frères eux-mêmes de la communauté.
Quel est en effet le frère qui, après des années de persévérence dans la lectio divina, n'a pas quelque chose à nous livrer de sa fréquentation de Dieu? L'expérience est réussie ; l'idée était bonne ; le résultat et assez décousu mais riche d'enseignements en tous genres ; des précisions pourront être fournies sur demande.

Cîteaux n'est plus propriétaire de la Cent Fons
C'est une page de l'histoire de l'Ordre qui se tourne. Après de longues démarches, ce sont diverses collectivités territoriales qui ont acquis ce canal par achat à l'euro symbolique, mais qui désormais seront responsables de son entretien et habilité pour le faire.