la vie quotidienne à Cîteaux

communaute-refectoire

Le Val San José près de Madrid – Espagne

Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères, de vivre ensemble et d’être unis.

Psaume 132

 

Une communauté, c’est d’abord des frères qui vivent ensemble.

L’Abbaye de Cîteaux est une communauté de l’Ordre des Cisterciens de la stricte Observance qui compte environ 35 frères engagés à suivre le Christ selon les coutumes cisterciennes, dans la prière, le travail et la lecture. La communauté est riche de sa diversité, dans les âges, de 30 à 90 ans, les origines sociales ou géographiques, les sensibilités personnelles, et unie pour l’amour du Dieu vivant.

Lors de leur engagement définitif, la profession solennelle, les moines font vœu d’obéissance, de stabilité et de conversion de vie. Cette conversion de vie est la promesse de vivre selon les habitudes du monastère. Elle donne un contenu concret à l’appel à la suite du Christ : pour moi, suivre le Christ, c’est vivre selon les habitudes de Cîteaux. Ces habitudes sont le fruit d’une sagesse millénaire, elles sont reconnues et approuvées par l’Église.

Pour Saint Benoît, le monastère est une école du service du Seigneur. Pour nos pères cisterciens, le monastère est une école de l’amour. L’un et l’autre vont ensemble : il n’y a pas de plus beau service que d’aimer, et il n’y a pas d’amour plus vrai que de servir.

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
Tu aimeras ton prochain comme toi-même !

Il y a donc trois amours à pratiquer : l’amour de Dieu, l’amour de soi-même, et l’amour du prochain. La vie cistercienne a développé trois arts qui forment ensemble un art de vivre

  • L’art de la recherche de Dieu
  • L’art de la connaissance de soi
  • L’art de la fraternité

C’est un art de vivre parce qu’il a sa part d’institutions artificielles, organisées et voulues. C’est aussi un art parce que cette vie est artistique : le vrai, le bon et le beau s’y rejoignent.

Pour pratiquer ces arts, différents moyens nous sont donnés : la prière, le travail, la lecture, la vie commune, l'ascèse. Chacun de ces moyens concerne tous les arts à la fois. Le travail ne contribue pas moins à la recherche de Dieu que la prière. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu’il peut s’y substituer. La règle recherche un équilibre entre ces moyens : aucun n’est suffisant, aucun n’est secondaire. Le père abbé établit cet équilibre en fonction des conditions communautaires et des aspirations de chacun.